Nos 1 an en PVT
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Déjà 1 an de PVT au Canada !

Aujourd’hui, ça fait un an pile que nous sommes arrivés de France depuis un vol Air Transat.
Un an déjà que nous avons quitté notre vie stable d’avant avec une bonne situation pour tenter un rêve que nous avions en tête. Un rêve, que nous avions muri depuis tant d’années, pour le voir enfin se réaliser. Nous allons vous raconter nos 1 an de PVT au Canada.

Waw un an déjà, je vous avoue que même en se le répétant dans la tête on a du mal à y croire. Le temps passe si vite. Quand j’y repense, j’ai vraiment l’impression que cela fait seulement quelques mois. Après un an de vie à l’étranger, je pense que la vie voudrait que l’on fasse le bilan en comparant notre avant et après. Et que l’on évalue quels objectifs ils nous reste à atteindre.
Mais un bilan pour moi, ça sonne comme la fin de quelque chose. Et personnellement, je ne suis pas vraiment pour. Car après tout, l’aventure continue, nous avons tellement accompli et encore tellement a faire…

Donc ce n’est pas vraiment un bilan que l’on fait ici, mais plutôt un résumé de notre expérience.



Nos 1 an en PVT au Canada

Je me souviens des premiers appels et skype que l’on faisait avec notre famille et nos amis. Ils nous demandaient « alors ça ce passe bien l’installation, vous aimez la ville ? Et des amis ? Vous avez rencontré des gens ou pas ? »

Il faut dire que lorsque tu t’expatries et que tu n’es pas dans une situation d’échange, ou de formation scolaire c’est plus compliqué de se faire des amis. Car tu dois te débrouiller seul et aller à la rencontre des gens. Ce qui n’est pas un problème pour nous, car nous sommes très sociables et aventureux. Cependant, je vais vous expliquer pourquoi je ne pense pas m’être fait des « amis ».

D’ailleurs « amis » parlons un peu de ce mot. J’ai remarqué que l’amitié n’est pas vue de la même façon pour les Nord-Américains et les Européens. Pour eux tout le monde est ton ami du moment que vous rigolez ensemble ou que vous allez boire un verre ensemble. Alors que pour nous, non ! Un ami c’est une personne sur qui tu peux compter. Qui fait vraiment partie de ta sphère privée et qui partage des moments de ta vie et pas juste, un verre… Mais même d’une façon générale, l’amitié n’est pas considérée de ma même façon d’une personne à une autre.

Je ne dirais pas qu’on c’est fait des amis, car pour moi mes amis sont ceux qui me connaissent depuis des années. Ils ont été et seront là dans les plus petits et grands moments de ma vie. D’ailleurs ceux-là je les compte sur les dix doit de la main. Mais je dirais que oui nous avons fait de très belle rencontre que l’on considère comme bien plus que de simples connaissances. Et qui dans un futur proche deviendront sûrement de bons amis. Ici au Canada, c’est principalement par le travail qu’on les a rencontrés. Et aussi via un grand réseau de blogueurs, photographes et entrepreneurs que nous avons côtoyé.

 

Pour ce qui est de l’installation, oui nous avons réussi à stabiliser notre situation (après un certain moment). En arrivant, nous avons trouvé un appartement dans un quartier que l’on aime beaucoup et qui non, n’est pas le plateau hahahaha (ceux qui connaissent Montréal comprendront). Et nous avons aussi trouvé du travail.

 

Côté professionnelle, pour ma part, j’ai réussi à travailler dans mon domaine de prédilection le marketing digital. J’ai trouvé des clients intéressés par mon travail. Le blogue et les réseaux sociaux ont été la vitrine de ce que je pouvais faire. Et ça a plu, je cherche toujours de nouveaux challenges dans des projets qui m’importent. Guillaume lui a trouvé une job (oui, tu as bien lu une et ce n’est pas une faute de frappe c’est comme ça qu’on le dit au Québec) dans le domaine ou il travaillait déjà, c’est complètement dans ses cordes.

Le quotidien n’est pas toujours facile en tant qu’expatriés, à cause de la distance avec la famille. Mais on ne va pas se plaindre. On arrive à vivre (oui, je dis bien vivre, même si cela semble logique, car il y en a qui survivent dans ce monde). À profiter à ce faire des voyages, des cinémas, des restaurants, des week-ends et a participé à des événements sans être fauché à la fin du mois.

Notre force c’est d’être deux et on le sait. C’est plus simple, car on ne fait pas face à la solitude et c’est aussi un avantage financièrement. Puis d’avoir son meilleur ami/sa moitié avec soi plutôt que juste un colocataire ou un ami ça change vraiment la donne. On a toujours quelqu’un à qui parler et qui peut vous motiver et qui vous connaît par cœur.

 

Nos 1 an en PVT au Canada

 

La question que beaucoup en France nous posaient c’est, est-ce que l’on souhaite rester vivre ici ? Pour être honnêtes, nous sommes venus dans l’objectif de rester plus longtemps que ce que nous permet notre PVT c’est-à-dire deux ans. Mais nous ne souhaitons pas uniquement rester ici. Nous voulons voyager en Amérique latine/du Nord et dans les caraïbes (ce qui est plus simple à faire depuis le Canada que depuis la France). Donc oui si possible nous souhaitons avoir le choix et rester plus longtemps, MAIS, car oui il y a un mais.

 

Nous nous voyons très mal vieillir ici. Nous sommes ravis de la chance que nous avons d’être au Canada c’est indiscutable. Mais avec le temps on se rend de plus en plus compte (même si on le savait déjà) que la famille est très importante pour nous. Ce n’est pas dans nos projets, mais admettons que l’on est une famille. Je me vois mal priver mes enfants de leurs grands-parents. De leurs oncles et tentes et toute cette freaking Family affectueuse et de ces amis exceptionnels qui nous manquent tant et qui nous apportent tellement.

Et puis il faut être honnête le système de santé ici c’est tout un truc. On savait tout les avantages qu’on laissait derrière nous en quittant la France. Et ils nous ont encore plus manqués lorsqu’on a fait face à certaines situations. Par exemple il y a pas si longtemps, nous avons eu besoin d’aller aux urgences. Et bien après avoir appelé 3 cliniques, on nous a annoncé une facture de 200 $ au téléphone. Juste pour le médecin généraliste qui au finale te donne une prescription ou te dit d’aller voir un spécialiste. Ralala que la France me manque dans ces moments-là…

Et puis le système de crédit, nous vous l’avion déjà partagé ici, mais même si on s’habitue à vivre avec un système différent moralement et éthiquement ça me dérange de vivre constamment sur un crédit. Je n’avais jamais fait ça avant, car heureusement la vie m’a toujours préservé du fait de contracter des crédits. Cela reste tout de même dérangeant de ne pas avoir le choix de vivre sur du crédit.

 

Alors oui, je sais on y gagne aussi au change. Ici on juge moins (en tout cas publiquement), les regards sont moins accusateurs. Et tu trouves un logement et un travail avec moins de galères qu’en France. C’est pour ça qu’on ne compare jamais les deux. Il n’y a pas de pays parfait en tout point enfin si il y a Wakanda. Mais pour y aller c’est plus compliqué.

 

Nos 1 an de PVT à Montréal au Canada

 

À l’inverse la question qu’on nous pose beaucoup ici depuis que nous sommes arrivés c’est, « mais ça ne vous manque pas la famille ? ». Ba évidemment que ci, comme je vous l’ai dit un peu plus haut. Mais surtout la plus grande angoisse qui nous occupe, c’est « Et s’il arrivait quoi que ce soit à l’un de nos proches… ». Et je vais être honnête avec vous, ça m’êtes arrivé. Il y a quelques mois je suis retourné en France. Un proche a fait face à une situation de santé très grave. À ce moment-là, j’étais en période d’essai. Je suis allé voir mon employeur en lui disant cache, « je prends l’avion demain, si vous le voulez viré moi, mais avec ce qui m’arrive c’est certain que je ne vais pas juste rester travailler ». Pour moi, l’humain compte plus que tout !

Et chanceuse que je suis, mon employeur très humain m’a laissé partir et revenir et m’a validé ma période. Et évidemment, je ne l’ai pas partagé, car c’est intime et personnel. Voilà pourquoi à un moment donner nous avons fait une grande pose sur le blogue et les réseaux.

Et ça je ne le souhaite à personne ! Mais malheureusement, la vie ne prévient pas. Alors il faut être fort et se lever tous les matins en se rappelant pourquoi on est partie pour se motiver et ne pas vouloir rentrer. Et je vais vous dire quelque chose un peu bateau. Que vous soyez loin ou proche de vos proches, chérissait les, tous les jours. Oublier un peu les égos et les problèmes un temps. Eh oui, quand je vous dis que l’expatriation c’est dur je le pense, et il s’en est passé des choses en 1 an de PVT au Canada. Mais c’est un choix que l’on assume totalement et que l’on ne regrette pas.

 

Concernant notre quotidien, ça se passe bien, mais mon Dieu que cet hiver a été long ! Nous nous y sommes bien préparés en achetant nos vêtements d’hiver en avance. Les premiers mois, la neige abondante c’était beau et impressionnant. Puis à la fin du mois de mars et début mai, je commençais à perdre un peu patience avec ce froid. Je voulais du beau temps et profiter de l’été à Montréal. Donc je le fais et ça donne ça…

 

Nos 1 an en PVT au Canada

 

Pour ce qui est de faire ses courses, nous nous sommes adaptés. Mais après 1 an de PVT, je galère toujours autant à trouver de la crème fraîche (désolé, mais la crème sure Mmmh Mmmh NO BUENO). Et puis mes gâteaux cigarette russe, j’ai besoin de ma dose et ça doit faire plus d’un an que je n’en ai pas mangé. Vous savez quoi, je dirais même que nous mangeons plus sainement ici. Car on ose moins acheter des produits qu’on ne connaît pas du tout. Cela n’en reste qu’au début, l’adaptation au niveau culinaire était un peu difficile. Si vous aimez vraiment cuisiner et pas que des salades et des pâtes c’est compliqué de trouver tout ce que l’on veut.

J’avoue que mes céréales du matin me manquent. Les lions, les chokella, les miel pops, les nesquik, et je vous en passe impossible de les trouver au Québec enfin certain si, mais le goût n’a rien à voir. Seules les golden grahams ont le même goût qu’en France.

Avec tout ça, il faut quand même s’entretenir. Alors nous nous sommes inscrits à la salle de sport depuis notre arrivée. Et niveau tarifs et prestation on n’est pas déçu.

La bonne nouvelle c’est qu’il nous reste encore 1 an de PVT au Canada. Que nous avons prévu encore tellement de choses ! Et que nous avons juste hâte de les vivre et de réaliser certaines choses.

 

 

21 Comments

  • Serena

    Hello,
    Oh c’est un joli retour d’expérience ! Après c’est vrai que c’est pas évident d’être loin de ses proches et rien que pour ça je ne m’y verrais pas. Mais c’est une aventure très enrichissante alors bravo à vous d’avoir osé, et c’est clair qu’être deux ça doit aider dans les coups de blues, doutes et autres 🙂
    Des bisous !

    • Sevensea

      Hello Serena.
      Je te comprends bien, nous aussi à terme on se voit mal vivre pour toujours loin des proches.
      C’est très important dans un bon équilibre de vie. En tout merci de ta visite, ça fait vraiment plaisir.

  • Natieak

    Coucou
    Quelque soit le pays, il y a toujours des avantages et des inconvénients.
    Effectivement, on a beau parfois le critiquer (notamment à l’hôpital), mais notre système de santé est tout de même très efficace en France et surtout moins onéreux.
    Ton bilan est dans l’ensemble très positif. J’avoue que c’est quelque chose que je n’aurai pas pu faire car ma famille m’aurait manquée.
    Passe une belle journée

  • kat

    Coucou pas toujours facile mais à travers tes lectures, je sais que tu es une battante et que tu mettras tout en place pour arriver à tes objectifs, je te souhaite le meilleur à venir bisous 🙂

  • meli

    C’est génial ce retour, ça fait envie … Je rêve de partir à l’étranger et je compte bien le faire mais d’ici qq années. C’est génial d’avoir osé !!

  • Annafaitsonblog

    Coucou 🙂 C’est vraiment sympa ce retour sur l’année qui vient de passer. Et aussi d’avoir parler des détails comme les courses ou les salles de sport ^^ C’est top si vous vous plaisez, ça a l’air d’être un pays magnifique !

  • GirlsnNantes Eva

    mon meilleur ami est parti aussi à Montreal et il est revenu au bout d’un an car cela ne lui convenait pas.
    Un collègue quant à elle est partie aussi dans le cadre du PVT et elle est restée là bas. Le fromage lui manque mais elle adore ce pays.
    Nous y sommes allés en vacances avec mon mari on a adoré mais y vivre je ne sais pas.
    Comme tu dis on a pas mal d’avantages et France et aussi la famille et ça c’est très important

    • Sevensea

      Hello la miss. En effet ici les parcours différèrent beaucoup. À chacun, son expérience, ce n’est pas si évident que ça de s’installer et « réussir ». En France on nous vend beaucoup le Canada comme un pays parfait ou tout le monde trouve du travail et tout, mais c’est si réaliste que ça. Nous aussi, la famille nous manque énormément et ça, c’est le plus dure !
      Lorsque tu es venu, tu as visité quoi exactement ? Et tu as fait d’autres villes que Montréal ?

  • Pauline

    Olala votre retour d’expérience me donne tellement envie de partir ! Je suis passée d’une petite ville à la ville de Lyon pour mes études et là je trouve déjà que les mentalité des personne dans la rue changent, mais il est vrais que d’un pays à l’autre ça doit être plus flagrant !

    • Sevensea

      En effet, je pense que partir c’est enrichissant dans tous les sens du terme. Et pas seulement, car on se rend compte du mieux qu’il peut y avoir ailleurs, tu vois aussi les choses que tu avais avant qui vont te manquer. Mais en effet de changer de pays c’est encore plus flagrant.

    • Sevensea

      Merci beaucoup la miss, c’est très gentil. Nous allons faire en sorte que ce soit une belle expérience jusqu’à la fin !

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